Solidarité! French student activists protest at British embassy

When AWL student activists visited striking workers and students in France earlier this month, everyone wanted to know why there was so little fightback in Britain. Even Le Monde, the French equivalent of the Guardian, had a cartoon with an English worker saying "Time for a cup of tea", while his French counterpart says "Time for a molotov cocktail".

The upsurge of student struggles around the 10 November demo has shifted the picture on our side of the channel radically.

At the height of the French pensions struggle, we protested outside the French embassy in London. Now we learn that French students and workers are protesting outside the British embassy in Paris! (On 18 November, organised by the student section of the syndicalist CNT union - see here).

Here is part of their statement:

On the 11th of November students in Manchester occupied parts of the campus to fight against privatisation of their university. Staff and students of Goldsmiths college have also publicly expressed solidarity with the occupiers of Millbank, stating that "the real violence...is not broken windows but the destructive effect of budget cuts and privatisation.

The European context of privatisation of education
In recent years, in Greece, Germany, Italy and more recently in Dublin students have launched struggles against the European policy of privatisation of higher education and the introduction of competition. Education, in becoming a "market", is subjected to the same economic rules as a business: budget cuts, tuition fee rises to increase profitability, restructuring and lay-offs and increased use of casual workers.

International solidarity
The CNT education union and its Higher education section expresses its solidarity with the struggle of students and staff in British universities. Their struggle is our struggle. Against the Europe-wide privatisation of universities, casualisation of staff, and against the repression of protest movements, "Solidarity with the National Campaign against Fees and Cuts".

Long live international solidarity!

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The CNT statement in French

Hausse des frais d’inscription et coupes budgétaires
Alors que les libéraux-démocrates, membres de la coalition au pouvoir, s’étaient engagés à abolir les frais d’inscription à l’université, David Willetts, le secrétaire d’Etat britannique conservateur chargé des universités, a ­annoncé en octobre que le coût d’une année à l’université pourrait désormais s’élever à 9 000 livres par an (10 597 euros), soit près du double du montant actuel. Rappelons que les frais de scolarité ont déjà triplé ces vingt dernières années, interdisant l’accès à l’éducation supérieure d’une immense majorité de la population. Le gouvernement prévoit par ailleurs de réduire la part allouée à l’éducation dans son budget d’environ 40 % dès 2012.

50 000 étudiants défient le gouvernement
C’est pourquoi le 10 novembre, près de 50 000 étudiants et travailleurs de l’éducation se sont rassemblés à ­Londres pour manifester contre cette augmentation des droits d’inscription et les coupes budgétaires.
Pendant la manifestation, plusieurs centaines d’étudiants ont décidé d’occuper les locaux du parti conservateur. Depuis les bâtiments de Millbank, les occupants ont fait circuler le communiqué suivant : « Nous sommes opposés à toute coupe budgétaire et à la marchandisation de l’éducation. Nous occupons le toit du siège du parti conservateur afin de démontrer notre opposition au système conservateur qui consiste à attaquer les pauvres et à venir en aide aux plus riches. Ce n’est qu’un début. »

Des tabloïds au service de la répression
Dans les heures qui ont suivi l’annonce de l’occupation, le premier ministre, le maire de Londres ou encore Aaron Porter, président de la National Union of Students 1, ont condamné les faits en les qualifiant de « violence et d’irresponsabilité » d’une « minorité » non « représentative » « d’idiots » et « d’extrémistes ». Le Daily Mail titrait dès le lendemain sur le « détournement d’une manifestation de classes moyennes par les anarchistes ». Alors que plus d’une cinquantaine d’arrestations ont eu lieu et que la police, ainsi que certains tabloïds, sont lancés dans ce qu’un appel collectif relayé par la National Campaign Against Fees and Cuts 2 dénonce comme une « réelle chasse aux sorcières », la solidarité s’est déjà mise en marche outre-Manche.

Où est la violence ?
Le 11 novembre, les étudiants de Manchester ont occupé pacifiquement une partie de leurs locaux pour lutter contre la privatisation de leurs universités. Des personnels et étudiants du Goldsmiths College ont également tenu à témoigner publiquement leur solidarité avec les occupants de Millbank en rappelant que la « violence réelle […] n’est pas celle liée aux fenêtres brisées mais à l’impact destructeur des coupes budgétaires et de la privatisation… ».

Un contexte européen de privatisation de l’enseignement
Les années précédentes, en Grèce, en Allemagne, en Italie, et plus récemment encore à Dublin, les étudiants ont amorcé des luttes contre la politique européenne de privatisation de l’enseignement supérieur et de mise en concurrence des établissements. L’éducation, en devenant un « marché », s’assujettit aux mêmes règles économiques qu’une entreprise : coupes budgétaires, nécessaire rentabilité passant par la hausse des frais d’inscription, restructuration et licenciements, utilisation de personnels précaires.

Solidarité internationale
Le syndicat CNT de l’éducation, et ses sections Supérieur Recherche, tiennent à affirmer leur solidarité avec la lutte des étudiants et personnels des universités en Grande-Bretagne. Leur lutte est la notre.
Contre la privatisation européenne des universités, la précarisation des personnels, et contre la répression des mouvements sociaux, « solidarity with the National Campaign against Fees and Cuts ».