Support the Eurostar cleaners!

Author: 
Ed Maltby

A 48-hour strike by cleaners employed by the contractor Carlisle at the St Pancras Eurostar terminal started last night. Around 80 workers are employed by Carlisle at the terminal, most of whom are RMT members. They voted overwhelmingly to strike over low pay (Carlisle cleaners earn significantly less than the London Living Wage and received no pay rise in 2009); harassment and bullying at work by management; the victimisation of RMT rep Mohammed Yellow, who has been suspended without charge for 16 weeks; the introduction of a clocking-on machine that takes workers' fingerprints; and the threat of 14 compulsory redundancies.

The Eurostar cleaners at St. Pancras had been organised in the RMT since 2002, and had conducted a series of battles with the OCS cleaning contractor over the London Living Wage. However, when it looked like OCS were going to capitulate to the workers, Eurostar gave the cleaning contract to another firm, Carlisle, who had promised to use tough tactics to break the union. "Work has become harder since Carlisle took over", one cleaner explained to us, "they don't value human beings, they don't value human rights". Bullying and intimidation of staff, many of whom do not speak English as a first language, has intensified. Carlisle bosses have planted stool pigeons to inform on the union; and management use the threat of compulsory redundancy to scare workers off from joining the union and to punish union activists. One worker told us, "they say, 'if you don't like these conditions, we'll put you on the list'".

The pace of work has intensified as well - there used to be 12 cleaners on the night shift, now 6 workers must do the same job. Workers frequently are denied lunch breaks, and on Sundays, just two cleaners are required to hoover all 40 trains that arrive in the station. With the new clocking-on system that workers say they were duped into accepting, management deduct wages off workers who are late by just a couple of minutes.

Health and safety is also an issue - "we use hard chemicals, toilet cleaners, to clean tables", said one picketer, "we have to use just hand towels to handle these chemicals. The smell is very strong - many workers get sick with breathing difficulties from the fumes. Even security guards who are not handling the stuff directly complain." Management bully workers who fall ill: "they say, if you're off sick four times in six months, you get laid off".

The picket was lively, joined by RMT members from other workplaces, representatives of cleaners on the London buses, and migrant worker activists. Workers' Liberty activists went through the station and explained to shopworkers and transport staff about the strike and distributed leaflets from the cleaners. We received a good response from many workers who seemed to have been unaware that the strike was happening: many reported the same grievances as the Eurostar cleaners. Although Carlisle management had gone on record threatening to break the union and brought in agency workers to scab on the strike, workers were determined and defiant. Vowing to continue the battle for as long as it took, the union rep called on other workers and other unions to offer practical solidarity to the dispute: "The slave trade is supposed to be over. We are fighting for human rights and real democracy. The bosses are using the credit crunch as a cover to save money by laying workers off and squeezing wages. Trade unions should put a stop to this and stand up for each other."

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Eurostar Cleaner's Strike

Many thanks for all of the messages of support that the cleaners have been receiving from all around the country.

We are into the second day of action now and our picket line is as big and noisy as yesterday. Our members are determined to win a fair deal and are calling for more strike dates.

We must keep the pressure up on both Eurostar and Carlisle so I ask again for you to express your solidarity by emailing the 2 responsible managers with your views on the dispute, and the pay and treatment of cleaners at Eurostar:
Nicolas.petrovic@eurostar.co.uk (Eurostar Chief Executive)
Simon.wisdom@carlislecleaning.co.uk (Carlisle Transport Business Manager)

Please also forward to your contacts and encourage them to do likewise and make it a bombardment!

Thanks in solidarity,

Mick Lynch
EPS Branch, RMT

French translation of report

Thanks to comrade CA of the New Anticapitalist Party.

Angleterre : Mouvement de grève chez les agents d’entretien de l’Eurostar

Les agents d’entretien de l’Eurostar, employés par l’entreprise Carlisle à la station St Pancras, ont commencé une grève de 48 heures hier soir.

Près de 80 travailleurs y sont employés par Carlisle et la plupart d’entre eux sont des membres du syndicat RMT. Hier, ils ont voté à une grande majorité la grève pour lutter contre les bas salaires : en effet les agents d’entretien de Carlisle vivent avec un salaire bien plus bas que le salaire minimum vital londonien et n’ont reçu aucune augmentation salariale en 2009.

Ils ont également décidé de voter cette grève pour lutter contre le harcèlement dont ils sont victimes via le management de leur direction, contre la suspension (non rémunérée) de 16 semaines de Mohammed Yellow, militant au RMT, contre l’installation d’une machine qui prend les empreintes digitales des ouvriers de façon à contrôler leurs horaires et contre la menace de 14 licenciements économiques.

Les agents d’entretien de l’Eurostar de St Pancras sont organisés depuis 2002 à travers le syndicat RMT et ont conduit une série de lutte contre l’OCS, l’ex-employeur d’agents d’entretien en contrat avec Eurostar, au sujet du revenu minimum vital londonien, (the London Living Wage). Alors qu’il semblait que l’OCS allait capituler face aux ouvriers, Eurostar a confié le contrat à une autre entreprise, Carlisle, qui a promis d’utiliser de tactiques plus rudes pour briser le syndicat.

« Le travail est devenu plus dur depuis que Carlisle a repris le contrat » a expliqué un des travailleurs. « Ils ne s’intéressent pas aux êtres humains et ils ne considèrent pas les droits des êtres humains ».
Les intimidations du personnel, surtout de ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, se sont intensifiées. Les patrons de Carlisle désinforment les ouvriers sur la nature du syndicat RMT et utilisent la menace du licenciement économique pour faire peur au ouvriers de façon à ce qu’ils ne rejoignent pas le syndicat et pour punir les militants investis dans la lutte. « Ils nous disent : si vous n’aimez pas ces conditions, on vous mettra sur la liste. »

L’allure de travail s’est également intensifiée : alors qu’ils étaient initialement 12 travailleurs dans l’équipe de nuit, ils ne sont plus que 6 désormais à faire le même boulot. Fréquemment, les pauses déjeuners des travailleurs sont refusées, et le dimanche, il n’y a que deux agents pour nettoyer à l’aspirateur les 40 trains arrivant en gare. Et avec le nouveau système de comptage des heures via la prise des empreintes digitales, la direction déduit une part du salaire à tout ouvrier en retard, et ce, à deux ou trois minutes près.

La santé et la sécurité sont aussi des questions prises en compte dans le mouvement – « On utilise des produits chimiques très agressifs, pour nettoyer les toilettes et les tables. » a expliqué l’un des agents. « Nous ne pouvons utiliser que des serviettes pour manipuler ces produits chimiques. L’odeur est très forte et beaucoup de travailleurs sont malades à cause des vapeurs toxiques qui leur causent des problèmes de respiration. Même les agents de sécurités s’en plaignent, alors qu’ils ne manipulent directement pas ces substances.

La direction se moque des ouvriers qui tombent malades : « Ils nous disent : si vous tombez malades 4 fois dans le mois, vous êtes licenciés ».

Le piquet de grève était dynamique et des militants du syndicat RMT d’autres lieux de travail, des représentants des agents d’entretien des bus londoniens et des militants liés aux travailleurs émigrés ont rejoints le mouvement.
Les militants de l’AWL, l’Alliance for Workers Liberty, sont allés dans la station et ont mis au courant de la grève les travailleurs des boutiques et au personnel de transport et ont distribués des tracts aux agents d’entretien d’Eurostar. Nous avons eu de bons retours de la plupart des travailleurs qui semblaient ne pas avoir été conscients de la grève : beaucoup ont dénoncés les mêmes griefs que les agents d’entretien d’Eurostar. Bien que la direction de Carlisle ait démontré leur résolution de casser le syndicat et les travailleurs impliqués dans la grève, les travailleurs sont restés déterminés et provocants.

Jurant de continuer à lutter jusqu’au bout, le syndicat a appelé les autres travailleurs et les autres syndicats à offrir leur solidarité et leur soutien logistique lors du conflit. « La vente d’esclave est censé être fini depuis longtemps. Nous nous battons pour les droits des êtres humains et une réelle démocratie.

Les patrons utilisent le prétexte de la crise du crédit pour économiser de l’argent en licenciant des travailleurs et en limitant les salaires. Les syndicats devraient mettre fin à cette situation en luttant collectivement.